Prochaines sorties

7 et 8 novembre Une ouverture météo ?

Pour m'envoyer des petits messages, propositions de sorties,...
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Jeudi 29 octobre 2009

Cher Eric C.,


Tu t’es’prit (es-tu là ?) pour l’autre Eric. Celui dont le nom commence par tabac et finit au lit. Mais de tabac point n’en fumes et quant au lit je m’abstiendrai de tout commentaire…


Sais-tu que Jules C. a dit que de tous les peuples de la Gaule seuls les belges étaient les plus braves ? Car seule leur solide constitution leur permet de supporter pareille traversée vers le pays des Angles. Bon, bref, c’est une question de passeport et toi, tu n’as pas le bon…


Tel Saint Thomas, tu as lu le blog mais tu n’as pas cru la mer si cruelle et pourtant… Car si la traversée fut un enfer, sache qu’elle est toujours précédée de vagues d’intentions.


Enfin, tel  le petit agneau, tu t’es égaré loin de ton troupeau pour rejoindre les forces du Mal de Mer. Mal t’en as pris, car tu en es revenu tout Mal’ade…


Et moi, je vais désormais avoir du mal à manger un poisson estampillé  Mer du Nord…


Par ailleurs, je me demande bien lequel des sept péchés capitaux t’as fait succomber aux chants des fish  girls (en anglais dans le texte) ?


Peut-être as-tu pêché (un thon ?) par gourmandise ? On sait que la gastronomie anglaise commence à sortir de l’âge de la pierre, mais de là à croire que c’est le paradis des papilles gustatives…







   Such a delicious pudding…



Peut-être as-tu pêché (un oiseau mazouté ?) par paresse ? En effet, tu n’as jamais eu le courage des lire jusqu’au bout mes ô combien pertinentes et intelligentes interventions sur ce blog (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même…) et ainsi n’as-tu jamais subodoré qu’il manquait des toilettes sur Gwenvidik (et pourtant à l’article du 26/04/2009, avant-dernier paragraphe...).


Peut-être as-tu pêché (un maquereau et une morue ?) par luxure ? Indeed, tu es né dans les années septante et le film « A nous les petites anglaises » a sans aucun doute bercé tes premiers émois… Et, je ne sais par quel douteux hasard, le film se déroulait dans la city de Ramsgate…


 

Peut-être as-tu pêché (certainement pas une sole ou un esturgeon femelle prêt à pondre ?) par avarice ? Gwenvidik a effectivement des prix imbattables sur le city trip Dunkerque-Ramsgate. Evidemment, c’est le confort charter… Mais bon, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre…


 

Peut-être as-tu pêché (un vieux galion espagnol ?) par envie ? Tu t’es sacrifié à faire cette fichue traversée pour démontrer qu’il fallait un bateau plus grand à Captain Sebs… Mouais, c’est peut-être pas tout-à-fait désintéressé cette subite envie de le pousser à l’achat d’un voilier grand luxe… Un portefeuille d’actions chez Archambault, par exemple ?


Peut-être as-tu pêché (un poisson tout rouge ?) par colère ? Ne supportant plus de voir ton pote Captain Sebs régulièrement traîné dans la boue, bafoué, psychologiquement détruit, tu as décidé de prouver à la toile internet qu’il avait au moins 2 copains dans sa vie et qu’il pouvait mener à bien une sortie sans abandon prématuré…


Peut-être as-tu pêché (ah, c’est comme ça que t’as trouvé ta veste de naviga-chantier orange bien flashy ?) par orgueil ? Tel le petit Nicolas Le Hulot, tu as voulu nous faire le coup de l’exploit de l’impossible au cœur de l’immense solitude des grands espaces liquides…

Mais le Seigneur, dans son immense miséricorde, t’as accordé de regagner la terre ferme sain et sauf (faveur qu’il n’a pas accordé à l’autre Eric T.. mais il faut aussi dire que tu avais un avantage de taille par rapport à lui : la veste orange de chantier immédiatement repérable en cas de plouf dans l’eau…).


Ainsi, dans son immense bonté, il t’a accordé la vie sauve mais uniquement afin que tu puisses témoigner face à la toile internet de ta révélation maritime : « NEVER AGAIN ON GWENVIDIK ! ».


Le club des femmes-mères-épouses te pardonne également… La prochaine fois que ton copain Séb s’en ira à l’aventure, on ne te laissera pas tout seul : on t’invitera à notre prochaine réunion Tupperware ou à une virée shopping…


 

Christel, Guantanamo Chicca


 

P.S. Je me demande bien où je pourrais trouver une de ces seyantes vestes oranges qui font fureur à Guantanamo…

Par sebs - Publié dans : Humeurs maritales - Communauté : Reportages marins
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Jeudi 22 octobre 2009
















La croisière s’amuse version Kolantha, c’est fait ! Encore un truc de coché dans ma liste de choses à découvrir pour ne pas mourir idiot.

 

Un p’tit brin de réflexion pour essayer de comprendre pourquoi seul les Romains ont eu cette drôle d’idée d’envahir Britania et pas les Otomans, Napoléon, la Vermarth…

 

Sans doute parce qu’ils ont été les premiers et que cela leur a pris 400 ans pour en partir !!!  du coup les autres… pas fou…

 

Cela dit le fameux « Vini, Vidi Vicci » n’est apparu que quelques années plus tard et on comprend pourquoi.

Si au lieu de revenir d’Egypte,  le Jules en question avait dû traverser ce bras de mer et livrer bataille à notre village d’irréductibles Gaulois, la rhétorique n’aurait pas trouvé place dans le marbre.

Donc, vous l’avez compris, le « Je suis venu, j’ai vu et je viendrai plus » n’engage que moi mais je tenais, en ce jour, à dénoncer quelques fausses informations avant qu’une autre victime ne tombe dans le piège cousu de fils dorés (style : Venez fêter le bicentenaire et demi de la Guinness…)

 

Tiens, parlons de suite du bicentenaire et demi de la Guinness.

Mis à part le fait de relayer une idée mensongère qu’une soirée entre hommes à boire de la bière épaisse était possible après une traversée de 10 heures, et bien non, rien de tout cela n’est possible. Avec le tangage, juste un p’tit coca histoire de remettre du sucre dans la machine, et encore …

Donc mis à part la possible ressemblance du ral entre ces deux breuvages, ni le goûts ni l’envie y était.

 

 

Du coup je râle.

 

Bon reprenons au début du commencement de cette aventure.

La marée !

C’est là que prend tout le sens des mots de Renaud « c’est pas l’homme qui prend la mer mais la mer qui prend l’homme ».

Eh bien oui, décoller d’un port c’est tout un calcul car si la marée est dans le mauvais sens, vous restez à quai, faites du surplace et par la même occasion rallongez le temps de la traversée.

Vous me direz c’est une question d’organisation et je dois dire qu’au niveau organisation Capitaine SEBS en connaît un rayon … départ prévu du Village 06h00.

Passons de suite sur le pb du réveil et du petit quart académique perdu au départ.

Départ 06h30 de chez Manu et arrivée à Dunkerque 07h30-08h00 tapante.

Chargement, mise en place des voiles les bouts de ficelles, remplissage des gourdes et pour Manu Ctrl Alt Del du gros Christophe Colon.

 

Manu (Christophe COLON) et Captaine SEBS


Et là c’est parti au moteur, soleil plein tube et vent inexistant. Conditions déplorables pour Capitaine SEBS, parfaite pour Manu et moi.

Que dire de la traversée, 3.87  nœuds de moyenne au fond et non pas en vitesse instantanée. Ce n’est pas compliqué, vitesse au fond c’est la vitesse mesurée au GPS et vitesse instantanée c’est avec ou sans le courant… Là je vous sens interrogatif !!!! hé oui sur le voilier Capitaine SEBS nous disposons d’un GPS, même qu’il a un pilote automatique. Du coup on peut se demander pourquoi notre Cap’taine SEBS continue de réclamer de l’aide pour ses sorties...




















Pilote automatique (à gauche)

Pilote automatique (en haut)

GPS et pilote automatique (à droite)

 

J’en sais rien, il parait qu’en cas de vent, une aide peut s’avérer nécessaire voir même très utile pour virer de bord (du coup comme moi et manu on a pas envie de virer de bord, vive le moteur), hisser la voile de course et autre trucs qu’on a pas vu pendant les 10h37mn25s de traversée aller et 10h44Mn33s de traversée retour.

 

D’un point de vu pratique faut que je relaie une demande de Capitaine SEBS à sa tortionnaire de femme (Guantanamo Chicca,  pour les confidents), Capitaine SEBS à besoin d’un plus grand bateau c’est certain ! Y a pas de toilettes sur celui-là !!! et moi debout à l’arrière dans la houle y a pas moyen et à genoux l’eau est trop froide à cette période…

Question confort, une fois arrivé à Ramsgate, c’est OK, solidement attaché et à l’abri des vagues on peut survivre.

Dormir c’est moins évident mais une fois de plus ça forge le caractère et passe l’envie de recommencer à l’avenir.

 

La nuit fut calme, Manu a tenu sa promesse et nous avons pu dormir la fenêtre fermée.

Pour ceux qui ne connaissent pas Manu, oubliez ce passage…

 

Good morning Ramsgate, douche matinale commune avec tous nos copains marins, c’est chouette mais faut pas trop trainer car les marins c’est réputé pour pas faire de cadeau.




On a eu peur pour Manu à un moment on le croyait en difficulté dans la douche car il nous lançait des messages incompréhensibles signifiant une possible attaque … « Sebs, passe-moi le shampoing il nous disait ??? »  On a cru à un message codé  … mais au final il n’en était rien … juste le fait de passer 48h sans miroir avec un bonnet sur la tête.

 

English Breakfast, OK ça ouvre à 8h00 donc 9h00 pour notre horloge biologique. Du coup, on a sacrifié le départ avec la marée pour une tranche de bacon, un œuf, du beure et les beaux yeux de la serveuse.

Délicieux et ce déjeuner-là, je l’ai même pas offert au poisson au retour…

 

Tient encore un truc mythique, la pêche en pleine mer !

A 3,87 nœuds de moyenne avec des pointes à 5 et par conséquent des moments de solitudes à 1 nœud, pas question d’espérer même attraper une sardine…

Du moins dans des conditions de pêches traditionnelles.

Par contre, lorsque que j’ai mis en pratique la technique de pêche au vif, Manu a réussi à attraper une espèce de poisson bizarre.

Pour les néophytes de la pêche à grande vitesse :

- gerber à l’avant du bateau

- ligne à 8 hameçons à l’arrière

Appât à 37,2°  + hameçons mitraillette  = succès assuré.

 

Le retour : On a loupé la marée, on a failli se chopper des paquebots mais c’était sans compter sans le calculateur de trajectoire de paquebots du Capitaine SEBS.

C’est une sorte de boîte Tupperware avec un trou qu'on attache autour du cou qui indique si on va toucher ou pas le bateau qu’on voit pas…

C’est cool j’aime bien mais de toute façon j’aurai bien aimé harponner un paquebot histoire de raccourcir le temps de la traversée.

 






Pour information, un paquebot  ca avance à 35 nœuds vitesse de fond (vous suivez ?) et nous à quasi 0, on arrive perpendiculairement et le but du jeu est de passer entre eux. Mouais…

 







Ne pas se méprendre c’est un paquebot 
En arrière plan et pas un porte container









Finalement on rentre au port, il fait presque noir, il commence à cailler et le vent se lève.

 


C’est là qu’il faut commencer à replier les voiles et le drapeau Anglais, faire des nœuds, rattacher le bateau, brancher la batterie, vider les réservoirs, bref 1 heure de plus.

Niveau logistique, le troquet du coin est fermé le dimanche soir, donc on reprend la route à jeun.

Et cerise sur le gâteau, l’autoroute est en travaux depuis 2 ans donc les 100 Km du retour en 2h30.












Conclusions :

J’ai adoré et je recommencerai dans une autre vie.

Captaine Sebs à besoin d’un plus grand bateau, n’en déplaise à Guantanamo Chicca.

J’ai passé plus de temps pour faire « chez moi » – Ramsgate que « chez moi » – Caracas, certes en avion mais quand même.

Manu est quant à lui adepte de la sortie : c’est sa deuxième en 3 ans, ca doit être une sorte de besoin d’aventure, de sensation forte de vitesse sur le fond (suivez toujours ?)...

La mer ça colle et ça pue même au large.

Y a qu’un seul poisson en mer du Nord, Manu a vérifié.

 

Pour ceux qui auraient lu en travers, allez-y, avec SEBSest bien.

 




Erix, ho hé ho hé matelot

 

 

Par sebs - Publié dans : Blablas de mer - Communauté : Reportages marins
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Mardi 13 octobre 2009

Attention, je vous préviens, cet article est particulièrement saoulant…

Petite recette à l’usage de celles qui voudraient avoir la paix les week-end, l’été, mais aussi l’automne, l’hiver, le printemps… :

Prenez un homme encore vert
Qui courait dans l’herbe
Attrapez-le par où vous voulez
Trempez-le dans l’eau
Trempez-le dans le rhum
Et vous obtiendrez un matelot tout chaud !


Car si le citoyen lambda est composé à 60% d’eau, le marin Ch’ti punch du Nord est composé à 50% de rhum et à 10% de sirop de sucre de canne. Là-dessus, il avale de temps à autre un citron vert, mais uniquement dans le but d’éviter le scorbut…


L’alcool et la marine, ça a toujours été « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse du dessus des profondeurs ». Et le légendaire mal de mer n’est que l’expression jaillissante d’un trop plein dû à une surcharge anormale de liquide spiritueux au niveau de l’estomac. Quant au mal de terre, ce n’est que la démarche chaloupée d’un marin revenant de sa tournée des mille tavernes…


Vous imaginiez les caravelles de Don Colomb remplies de marins complètement dépressifs juste avant que Rodrigo de Triana du haut de sa vigie ne crie « Tierra » (OK, il m’a bien fallu 2 ou 3 heures de recherche pour trouver le nom de cette foutue vigie…) ou les navires des amirautés comme des bagnes flottants où l’on croupissait dans d’infectes cales avant de servir de chair à poisson.
Mais que nenni. C’était plutôt la croisière s’amuse avec happy hours, open bar 24h/24 et cocktails à volonté:

 

Ainsi, vous n’imaginez pas une seconde le nombre de cocktails qui ont été inventé à bord des navires :


Tenez, par exemple, le Grog : eh bien c’est un amiral anglais qui l’inventa en 1740. Il eut l’idée d’ajouter
un litre d’eau chaude à chaque quart de litre de
rhum que l'on distribuait à ses marins afin de réduire leur consommation.

Quant au Gin Tonic, ce sont des officiers de la marine britannique, en 1750, qui eurent l'idée de consommer le gin avec de la quinquina pour lutter contre la fièvre.

Ah, c’était vraiment de joyeux drilles à l’époque, de vrais piliers de promontoire !

Allez, puisque vous insistez, encore une petite anecdote pour la route du rhum. L’expression « taper l’amiral » désigne toute intrusion illicite dans la réserve d’alcool. Elle vient de la dépouille de l’amiral Nelson qu’on plongea dans une baignoire de bois remplie de rhum afin que l’ensemble arrive dans un état à peu près décent à Londres. Quelques volontaires de la garde d'honneur se mirent à dévisser de temps à autre le bouchon de la baignoire, laissant Milord peu à peu complètement à sec.

 

Mouais, bel exemple pour la jeunesse…


Bali’taverne, me direz-vous, les temps ont changé. Les bouges en bout de quai, c’est bien fini ; les inspections d’hygiène sont passées par là. Nous sommes à l’ère des régates high tech avec des bateaux light allégés en matière crasse ; impossible désormais d’aller planquer en douce une bouteille de Ricard. Avec les vêtements en Gore’Tex, plus besoin de se réchauffer à l’alcool frelaté et avec les rations lyophi-vitaminées, plus besoin non plus d’aromatiser le gin avec des fruits.


Ah oui, mais alors ils ont bien appelé la plus grande épreuve de course transatlantique en solitaire : « La Route du Rhum ». Car c’est encore et toujours avec la bouteille au bout du bâton qu’on fait le mieux avancer l’âne marin…


Ah, ah, on fait moins les malins devant une preuve aussi éclatante… Et les bateaux sont encore baptisés avec la bouteille de champagne claquée contre la quille que je sache. D’ailleurs, faut pas me prendre pour une imbécile, je sais très bien qu’ils sifflent la bouteille et mettent de l’eau à la place avant de l’écrabouiller contre le bateau…


OK, la généralité ne fait pas le cas particulier. Eh bien prenons, un cas particulièrement particulier : capt’ain Sebs, par exemple. Eh bien, quand certains voient des platanes traverser la route, lui croit voir des dauphins au large de Dunkerque…


Sa dernière sortie en mer ? Un pseudo challenge sportif entre potes pour rejoindre les côtes anglaises (vous vous rappelez : les Anglais, ceux qui ont inventé le Grog, le Gin Tonic, bu l’Amiral Nelson, …). Après plusieurs tentatives avortées sous les prétextes les plus fallacieux : pour cause de météo défavorable, d’overbooking sur Gwenvidik, d’enfants à border dans son lit, etc…, le week-end du 25, 26 et 27 septembre 2009 fut finalement le bon. Pourquoi cette date-là précisément ? Les cieux étaient-ils particulièrement cléments, les courants favorables, le traffic trans-manche particulièrement calme, le vent idéalement portant ? Non, non, rien de tout cela, jugez plutôt :

 

Je dirais plutôt qu’une vague particulièrement favorable les a poussés de Dunkerque jusque devant la porte du pub de Ramsgate… (http://gwenvidik.over-blog.com/album-1370558.html)
 

Pour clore le débat et avant de sombrer dans un certain coma, j’ajouterais juste qu’il ne faut pas confondre le marin ivre avec le bateau ivre.


Tous les marins ivres ne sont rien moins qu’une bande de saouls-marins mais le seul bateau ivre sur lequel je daignerai m’embarquer, c’est celui d’Arthur… (
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/arthur_rimbaud/le_bateau_ivre.html)

 

Christel, pouêt, pouêt

Par sebs - Publié dans : Humeurs maritales - Communauté : Reportages marins
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Mercredi 30 septembre 2009


C’était l’automne. Un automne où il faisait beau. Une saison qu’on ne retrouve que dans le grand nord européen.


C’était beauuuuuuu comme dans une chanson de Joe Dassin. Lalalalalalallllaalaaallallalallalallalaaa


Un soleil d’été finissant. Une chaleur de fin de règne. Et c’est tout l’or de la terre qui ruisselle des arbres. Comme au temps jadis, les hommes ont quitté les jardins : ils sont appelés à la guerre, aux affaires urgentes du monde, voire à une régate de 3 jours Dunkerque-Nieuwport à bord de Gwenvidik. Laissant des femmes éplorées au bord du gazon sous les rayons obliques du soleil et des enfants aux yeux ravagés.


Bon, OK, je vois que j’essaie en vain de vous tirer des larmes… Bande d’insensibles…


Cette météo mélo-colique m’ayant donné des idées, je secoue tout mon petit monde féminin et décide qu’il est temps de profiter de l’absence de tout élément masculin pour passer aux travaux pratiques : aller vérifier si les châteaux de princesse ça existe en vrai.


Il va sans dire que, pour l’occasion, nous nous devâmes à nous-mêmes de revêtir nos plus beaux atours :

D’ailleurs, vous noterez, fort à propos, qu’il manque une chaussure de vair…


Une heure de préparation plus tard, on saute dans le carrosse et en route à travers creux et bosses (ou devrais-je plutôt dire : je subodore que mes amortisseurs sont foutus) sur les sentiers de la royauté.


Vite, vite, je peins à l’huile de morue un portrait de nous trois devant les portes de Versailles (OK, c’est pas le vrai, mais la version belge… Evidemment, ça le fait moins…).

 

Je ne veux pas épiloguer mais chaque fois qu’on ajoute l’adjectif belge à quelque chose et bien ça perd en …, comme dire cela poliment, en puissance d’évocation. Oui, c’est cela.


Et nous voilà parties à déambuler à travers le château avec en main un téléphone qui nous explique en long et en large, avec un bel arrière fond sonore, Beloeil et ses jardins à la française.

Romane adoooooore le mobilier des chambres car c’est rose-bonbon avec plein de volutes et dorures. Mais elle reste sans voix (1/2 seconde, fallait quand même pas espérer qu’elle arrive à se taire plus longtemps) en apprenant que c’était la chambre d’un garçon (en l’occurrence le Feld Maréchal de Ligne).


Margaux reste scotchée devant le portrait en médaillon de Marie-Antoinette et le mobilier de style Louis XVI. J’ai toujours dit que cette enfant était très 18e


Quant à moi, je découvre THE bibliothèque : 20’000 volumes anciens. Quand je tombe nez-à-nez avec des éditions originales de Voltaire, là je manque de tomber en pamoison. Et puis j’ai tout inquisitionné, il n’y a pas un seul livre de marin. Le rêve…  Je veux la même à la maison ! Chéri, juste une petite extension à la maison pour caser tous ces bouquins… Voyons c’est un très bon investissement, comme ça, ça me fera de la lecture et je ne serai plus tentée d’épancher ma plume sur le blog…


Ahhhh, le 18e, ce siècle qui dansa au bord de l’abîme.


Une époque flamboyante, charnière entre deux mondes. Une littérature inouïe. Une pensée impertinente, multiple, mue par la raison. L’ébauche de toutes les libertés. Les idées de mai 68 à côté, c’est du caca de mouettes, si je puis m’exprimer de la sorte...


Chez les Ligne, j’ai donc trouvé mon favori : Charles-Joseph de Ligne (1735-1814). Un des esprits les plus brillants du 18e. Ami de Casanova dont il dit « il aime, il convoite tout et, après avoir eu de tout, il sait se passer de tout », compagnon de Catherine II lors de son fameux voyage en Crimée (comment mais vous ne voyez pas de quoi je veux parler !), sillonnant toute l’Europe, côtoyant Voltaire et Rousseau, libertin, fin lettré, préfacé par Mme de Staël, (eh oui, que voulez-vous, la culture, c’est comme la confiture…). L’homme européen cosmopolite par excellence. Waouw. Dites, Madame, est-ce que ce modèle-ci existe encore en version contemporaine 21e?


Bah, si j’ai pas la bibliothèque aux 20’000 ouvrages, je pourrais quand même télécharger les 34 volumes de Charles-Joseph de Ligne (
http://www.chjdeligne-integral-34melanges.be/htm/textes.html) . Cela devrait m’aider à passer quelques longues soirées de régate seule au coin du feu…

 

 

Christel, les lumières du phare du 18e, wouwawouwawaaaaaaaa

 

Par sebs - Publié dans : Humeurs maritales - Communauté : Reportages marins
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Vendredi 25 septembre 2009

3 jours de régate... ou la série d'abandons sur avarie de l'horloge de bord. 

 

Faut bien qu’il y en ait un qui s’y colle… Et ne comptez pas sur ma moitié pour vous relater nos exploits à bord de Gwenvidik lors de la régate du week-end dernier. Ah ça, elle est forte pour raconter des histoires de bateaux qui volent. Faut bien être Suisse pour ça. Son prochain article, ce sera quoi ? Un voilier qui dépasse les 100 km/h ? L’invention imminente de la machine à remonter le temps, ce qui permettrait enfin aux charmantes petites filles de notre époque si masculine et virile d’enfin vivre leur rêve le plus fou, retourner à l’époque bénie des princes charmants ? Un article sur l'explosion du nombre de visiteurs sur notre blog ces derniers temps ? Mais pour ce qui est important, niet, que dalle, nada, pas un mot…


Au secours, j'ai écrit "notre blog". Voilà que je commence déjà à laisser du terrain. Vous verrez que d'ici quelques articles, je devrai soumettre mon brouillon avant de le mettre en ligne.
 

Bref, la régate. Et ben, on y est allé. Et pour la seconde fois…

Si Cesar vint, vit et vainquit,
Captain'Sebs vint et vit de même,
Des trois choses que Cesar fit,
Il ne manque que la troisième.

J’aime bien la replacer, celle là. Ca en jette, hein ?

 

 

A ma décharge, vous noterez :

-          La vétusté du matériel
Faire de la régate sur un bateau de plus de 30 ans, avec des équipiers qui l’ont vu naître… Et on voudrait gagner une régate dans ces circonstances !

-          Les conditions de vie à bord déplorables ont quasi engendré une mutinerie à faire pâlir les révoltés de la Bounty
Mais point de vahinés au bout du voyage. La chance, c’est toujours pour les autres.

-          Le manque de confort manifeste, et notamment l’absence de commodités obligeant l’équipage (le capitaine en premier) à prendre des risques inconsidérés pour se soulager


-          Le manque d’entraînement de l’équipage au grand complet, ce qui se traduit par un stress visible au premier coup d’objectif

Vous pouvez d’ailleurs constater de visu le soulagement se lisant sur le visage du capitaine quelques temps après l’abandon de la course

 


A charge, vous noterez :

-          … ?

 

 

Sinon, qu’ajouter de plus ?

Que le vainqueur, il en faut bien un, dans notre catégorie s’appelait Joe Setten (3ème de la route du rhum 2002 !).

 

Que notre abandon nous a permis de côtoyer 2 dauphins au large de La Panne. Et ça, ça fout moins le bordel dans un équipage que des vahinés. Demandez à Christian Fletcher ce qu’il en pense…

 

Que la photo suivant est hors sujet. Moi, je relancerais bien le débat autour des bateaux dans les jardins (d’enfants)

 

Que pour la prochaine sortie, on part en Angleterre pour fêter les 250 ans de la Guiness. Non, trop tard,  on est au complet. On part demain matin...

 

 


 

Captain Sebs, c’est sûr, c’est un plus grand bateau qu’il lui faut…

Par sebs - Publié dans : Blablas de mer - Communauté : Reportages marins
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